Thème: Perspectives et enjeux de la globalisation pour le développement Il est admis que la mondialisation a généré richesse et prospérité en faveur de certains pays et certaines industries. Toutefois de larges couches de la population mondiale n'en ont pas profité. Dans la plupart des pays en développement, comme dans les pays les plus prospères, nombreux sont ceux dont la situation ne s'est pas améliorée, pour certains elle a même empiré. Etant donné que la mondialisation est appelée à se poursuivre, la Conférence va réfléchir aux moyens de maîtriser ce processus de sorte qu'il permette d'améliorer le niveau de vie des populations, de réduire la pauvreté et de garantir un développement durable. |
 Sous-thèmes:- Renforcer la cohérence à tous les niveaux pour inscrire un développement économique durable et la réduction de la pauvreté dans l'élaboration des politiques à l'échelle mondiale, y compris la contribution des approches régionales
 Le concept de cohérence renvoie à la nécessité de faire en sorte que les politiques internationales aillent de pair avec les objectifs communs. Ce qui implique de garantir un régime commercial multilatéral, fondé sur le droit, qui offre des solutions à des questions aussi essentielles que l'accès au marché des produits agricoles, le soutien national à l'agriculture, les droits de douane sur les produits industriels et les services. Les accords d'intégration régionale pourraient être ajustés afin de renforcer au lieu d'entraver le système commercial international et ses objectifs de développement.
 La cohérence concerne également le système financier international qui est bien moins régulé que le système commercial. Par le passé, il n'a pu protéger certaines économies contre les conséquences désastreuses des chocs extérieurs qui ont réduit à néant des années d'austérité et de planification prudente. Dans le même temps, la plupart des pays les plus vulnérables aux chocs ont un grand besoin de financement pour se développer et réduire la pauvreté. Réguler les flux de capitaux privés et la spéculation tout en levant des fonds nécessaires aux pays en développement pour stabiliser leurs économies, nécessite une certaine cohérence, voire un accord, entre pays développés et en développement et entre pays en développement.

- Aspects fondamentaux du commerce et du développement et nouvelles réalités de la géographie de l'économie mondiale
 Depuis une quinzaine d'années, la part des pays en développement dans l'investissement et le commerce mondiaux ne cessent d'augmenter. Résultat : de nouvelles relations économiques internationales au sein desquelles les pays du Sud commercent entre eux, mais aussi avec les pays développés où ils investissent de plus en plus. L'augmentation de la demande et des prix du pétrole, du gaz et autres produits de base a provoqué un boom économique dans certains pays et des difficultés économiques dans d'autres. L'exploitation et la consommation de combustibles fossiles ont des conséquences dévastatrices sur le climat, ce qui nécessite de développer des sources d'énergie alternatives comme les biocarburants. Cette nouvelle donne va avoir des implications importantes sur le commerce et le développement. Outre d'examiner ces nouvelles réalités, les participants à la CNUCED XII vont analyser comment les pays en développement qui bénéficient du boom économique peuvent traduire ces gains en termes de développement durable.

- Améliorer un environnement propice à tous les niveaux pour renforcer les capacités productives, le commerce et l'investissement : mobiliser les ressources et mettre à profit les connaissances pour le développement
 Les capacités productives, le commerce et l'investissement constituent trois éléments de la structure économique nationale et internationale, lesquels sont étroitement liés et se renforcent mutuel-lement. Ils ont un effet d'entraînement cumulatif très puissant. C'est pourquoi pour que l'environnement soit favorable, il faut opérer simultanément au plan mondial, par le truchement de politiques qui promeuvent un cadre équitable et ouvert, et au plan national, en adoptant des politiques qui stimulent la croissance économique, l'investissement et l'entreprenariat en même temps que la technologie, l'innovation et l'emploi. Ces questions cruciales de portée internationale englobent les systèmes commerciaux et financiers mondiaux (y compris ceux liés aux droits de la propriété intellectuelle), la montée de l'intégration et de la coopération Sud-Sud, le rôle de l'investissement étranger direct (IED) et des accords d'investissements internationaux. Au plan national, il s'agit des questions de politiques macroéconomiques, ainsi que des politiques industrielles et commerciales complémentaires qui peuvent contribuer à améliorer la compétitivité, le rattrapage technologique et offrir une valeur ajoutée.

- Renforcer la CNUCED, son rôle en matière de développement, son impact et son efficacité institutionnelle
 Puisque le monde change et que la mondialisation devient une force plus puissante, la CNUCED doit constamment redéfinir les efforts qu'elle déploie pour aider les pays en développement. En tant qu'organe principal des Nations Unies pour le commerce et le développement et des questions connexes relatives à la finance, l'investissement, la technologie et le développement durable, la CNUCED a accumulé une expérience de plus de quarante ans au service du développement. La CNUCED XII permettra de définir comment améliorer les méthodes de travail de l'organisation afin de garantir la qualité et la pertinence des travaux de recherche, un processus intergouvernemental efficace et tourné vers l'action, ainsi que des activités de coopération technique qui permettent de créer des synergies positives et apportent une plus grande valeur ajoutée, en contribuant par exemple au concept de "Une ONU".
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