Genève
, 2 avril 2008
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Economie mondiale
- Le PIB mondial a progressé en moyenne de 3% par an entre 2000 et 2006, et le commerce mondial des marchandises de 6,6%.
- Le PIB par habitant des pays en développement a augmenté de près de 30 % entre 2003 et 2007, comparé à celui des pays du G-7 qui n'a progressé que de 10 %.
- La nouvelle vague de mondialisation a donné lieu à une meilleure répartition des bénéfices. Dans les pays en développement, le Produit intérieur brut (PIB) par habitant a globalement augmenté, passant de 812 dollars US en 1980 à 1 621 dollars US en 2006.
- Dans les économies «en transition» de l’Europe du Sud-Est et de la Communauté des États indépendants, le revenu par habitant a augmenté de près de 75 % depuis le début du Millénaire pour atteindre 4 625 dollars US en 2006. Cependant, cette relance intervient après une dépression si profonde que le PIB par habitant actuel est encore inférieur à ce qu’il était en 1989, 4 811 dollars US par habitant.
- L’écart relatif des niveaux de vie entre pays développés et pays en développement reste considérable malgré une amélioration. En 2006, le revenu par habitant était 18 fois plus élevé dans les pays développés que dans les pays développement (2 264 dollars US contre 35 970); le rapport était de 23 en 1980. Ce progrès est principalement imputable à la croissance rapide de l’Asie de l’Est et de l’Asie du Sud.
- Depuis 5 ans la croissance économique annuelle moyenne des pays africains se situe entre 5 et 6 %. Mais la différence de revenus moyen continue de croitre entre l'Afrique et l'Europe. En 2006, le PIB par habitant est de 1 160 dollars US en Afrique, et de 914 dollars US en Afrique Sub-saharienne, et de 31 622 en Europe.
Commerce mondial
- Dans les pays en développement, la dynamique de la croissance a été stimulée par l’augmentation des revenus d’exportation. En termes réels, les exportations de ces pays ont plus que doublé entre 1998 et 2006. Celles des pays du G-7 n'ont augmenté que de moins de 50 %. C'est en Asie de l’Est et du Sud que les exportations (en volume), ont le plus augmenté, au taux d’environ 160 % entre 1998 et 2006.
- Dans l’ensemble, la part du commerce mondial revenant aux pays en développement s'est accrue passant de 29 % en 1996 à 37 % en 2006.
- Pour autant, la part de l’Afrique dans les exportations mondiales a diminué passant de 6% en 1980 à 3% en 2006.
Transport maritime
- La croissance économique mondiale, tirée par la demande de plus en plus forte en Asie, a entraîné une augmentation du commerce maritime international, qui a atteint 7,4 milliards de tonnes en 2006 (soit un bond de 4,3%).
- En 2006, la flotte mondiale a passé le seuil du milliard de tonnes de port en lourd, grâce à un taux de croissance de 8,6% par rapport à 2005. Le pétrole brut et les produits pétroliers constituent plus du tiers des marchandises transportées par bateau.
- En 2006, les pays en développement ont transporté 31 % du tonnage de port en lourd mondial, les pays développés à économie de marché près de 66 %, et les pays en transition environ 3 %.
Commerce Sud-Sud
- Le commerce de marchandises Sud-Sud a spectaculairement augmenté, sa valeur est passée de 580 milliards de dollars US en 1995 à plus de 2 000 milliards de dollars US en 2006.
- En 2006, le commerce Sud-Sud représentait 17 % du commerce mondial et 46 % du commerce total de marchandises des pays en développement.
- L'Asie du Sud-Est réalise 72% de la valeur totale du commerce entre pays en développement.
- Les articles manufacturés comptent pour près de la moitié du commerce Sud Sud.
- Pour l’Afrique, le Sud est devenu un marché d’exportation vital. Les exportations de ce continent vers les pays en développement représentent 28% du total de ses exportations en 2006.
Produits de base
- Plus de deux milliards de personnes dans le monde en développement – soit plus d’un tiers de l’humanité – vivent des produits de base agricoles.
- Dans les pays les moins avancés (PMA), une personne sur quatre vit et travaille en zone rurale, le plus souvent en tant que petit exploitant ou travailleur sans terre.
- Quatre vingt cinq pays en développement dépendent des produits de base pour plus de la moitié de leurs recettes d'exportation. Trente-huit pays en développement dépendent d’un produit agricole pour plus de 50% de leurs revenus; 48 pays sont tributaires de deux produits.
- En janvier 2008, l’indice des prix de la CNUCED pour les produits de base hors combustibles a atteint son plus haut niveau (en US courants) depuis 1960. Il est en hausse de 109% depuis début 1992. Les prix des métaux et des minéraux ont progressé de 217% au cours de la même période. Ceux des matières brutes d’origine agricole ont augmenté de 67 %.
- En termes réels cependant, les prix de nombreux produits de base sont toujours bas par rapport à leur niveau dans les années 70 ou celui du début des années 80.
Investissement étranger direct (IED)
- Les entrées mondiales d'IED ont augmenté en 2006 de plus de 38 % pour s’établir à 1 306 milliards de dollars US, soit un chiffre proche du record atteint en 2000.
- Le stock mondial d’IED a atteint 12 000 milliards de dollars US reflétant les activités de quelque 78 000 sociétés transnationales (STN) dans le monde, avec leurs quelque 780 000 filiales étrangères.
- Si les entrées d’IED dans les pays développés se sont accrues de 45 %, pour atteindre 857 milliards de dollars US, les flux à destination des pays en développement et des pays en transition ont atteint un record, soit, respectivement, 379 milliards de dollars US (+21% par rapport à 2005) et 69 milliards de dollars US (+68 %). En 2006.
- Les entrées d’IED en Afrique ont doublé entre 2004 et 2006 pour atteindre le chiffre record de 36 milliards de dollars US. Cela s'explique par l’attrait des ressources primaires, l’augmentation des bénéfices des entreprises et un climat économique généralement plus favorable.
- La part de l’Afrique dans l’IED mondial est tombée à 2,7 % en 2006, contre 3,1 % en 2005.
- Les flux d’IED à destination des PMA africains ont quadruplé, passant de 1,8 milliard de dollars US par an en moyenne dans les années 90 à 6,5 milliards dans la période allant de 2000 à 2005. Cet accroissement s’explique par le fait que les gouvernements de ces pays offrent des conditions plus favorables aux investisseurs étrangers, ainsi que par la course aux ressources naturelles qui s’est engagée dans le monde.
Dette
- En 2006, la dette extérieure des pays en développement a diminué en pourcentage de leur produit national brut, passant de 29 % à 25 %.
- Parfois aidés par des mesures d’allégement de la dette, les pays en développement, en tant que groupe, ont réduit leur dette extérieure souveraine à l’égard des créanciers aussi bien publics que privés.
- En 1996, 20 % seulement de la dette extérieure à long terme des pays en développement étaient détenus par des emprunteurs privés; ce chiffre est passé à 41 % en 2006.
- Bien qu'ayant très légèrement augmenté, l'aide publique au développement est loin d'être au niveau de l'engagement d’un doublement de l’aide à l’Afrique d’ici à 2010 pris par la communauté internationale.
- En dépit de quelques exceptions individuelles notables, les pays donateurs en tant que groupe continuent de verser des montants inférieurs à ce qui permettrait d’atteindre l’objectif convenu de 0,7 % de leur revenu national brut pour l’aide publique au développement.
Revenus des travailleurs migrants
- Dans certains pays, ces rapatriements de fonds fournissent plus de ressources financières que l’aide publique au développement et que l’investissement étranger direct. Ils constituent aussi des sources de revenus beaucoup plus stables.
- En 2005, le rapatriement des salaires a rapporté aux PMA d’Asie plus du double de l’aide publique au développement, soit 7 milliards de dollars US, contre 3 milliards. Si l’on considère l’ensemble des PMA, le rapatriement des salaires a représenté les deux tiers environ du montant total de cette aide (18 milliards de dollars US) reçu dans l’année.
- Pour un certain nombre de pays africains, les rapatriements de fonds des émigrés sont également une importante source de financement du développement. Les fonds, officiellement recensés, ont atteint quelque 16 milliards de dollars US en 2004, les deux tiers environ allant à l’Afrique du Nord.
Productivité dans les PMA
- En 2000-2003, il fallait 5 travailleurs dans les PMA pour produire ce qu’un travailleur produit dans d’autres pays en développement, et 94 travailleurs de PMA pour assurer la productivité d’un travailleur dans un pays développé.
- Les pays les moins avancés ne comptent que 94,3 chercheurs par million d’habitants, contre 313 dans les autres pays en développement et 3 728 dans les pays riches (pays à revenu élevé membres de l’OCDE).
- Ces dernières années, cinq PMA − Haïti, le Cap-Vert, le Samoa, la Gambie et la Somalie − ont perdu plus de la moitié de leurs professionnels formés à l’université, partis chercher du travail et de meilleures conditions de vie dans les pays industrialisés.
Industries créatives
- Le commerce international de biens et de services liés à la création a bondi de 234,8 milliards de dollars US en 1996 à 445,2 milliards en 2005, soit une progression au taux moyen sans précédent de 8,7 % par an entre 2000 et 2005.
- Le marché de la création reste dominé par les pays développés. Mais les exportations des pays en développement dans le domaine des industries créatives gagnent du terrain : 136,2 milliards de dollars US en 2005 contre 55,9 milliards en 1996.
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