Accra
, 23 avril 2008
— Une discussion de panel accueillie par la CNUCED et le Secrétariat du Commonwealth a conclu qu’un effort conjoint est indispensable si l’on veut favoriser la participation des femmes au commerce international.
Il faut notamment prendre des mesures ciblant les besoins des femmes pauvres, pour qu’elles accèdent aux marchés internationaux et soient protégées des effets négatifs de la mondialisation, précisent les participants.
Ces recommandations ont été formulées mardi, lors d’un événement organisé à l’occasion de la douzième session de la conférence ministérielle de la CNUCED (CNUCED XII), qui s’est tenue cette semaine à Accra (Ghana). Cet événement, intitulé Commerce et questions de parité : Les perspectives pour une croissance durable et la lutte contre la pauvreté, sous la présidence de Ransford Smith, Secrétaire général adjoint du Commonwealth, a été présenté par Supachai Panitchpakdi, Secrétaire général de la CNUCED.
Dans sa synthèse, M. Smith a rappelé plusieurs recommandations. Il faut, notamment, regarder les choses sous l’angle de la parité lorsque l’on formule, négocie et met en œuvre les politiques commerciales, renforcer les services d’aide au commerce destinés aux femmes et concevoir des projets sexospécifiques visant à encourager les exportations. Les cadres réglementaires, politiques commerciales et négociations internationales doivent tenir compte des besoins des femmes, et celles-ci doivent davantage intervenir dans leur définition.
Le panel rassemblait Mme Rachel Mayanja, Conseillère spéciale auprès des Nations Unies pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme, qui a prononcé l’allocution d’ouverture, Shri Gopal Pillai, Secrétaire permanent, ministre du Commerce de l’Inde, Anh-Nga Tran-Nguyen, Directrice de la division de l’infrastructure pour le développement et l’efficacité commerciale à la CNUCED, et Savior Mwambwa, coordinateur national du réseau commercial de la société civile, en Zambie.