Genève
, 2 avril 2008
— La douzième session de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, la CNUCED XII, se tiendra du 20 au 25 avril au Ghana en Afrique, un continent emblématique de la mondialisation dans ce qu’elle a de meilleur et ce qu’elle a de pire. Au cours du débat de haut-niveau (Accra, 21 avril), intitulé « Commerce et développement pour la prospérité de l’Afrique: actions et orientations», des chefs d’Etat et de gouvernement, axeront leurs discussions sur les besoins des pays africains dans le domaine du commerce et du développement, et sur les mesures à prendre pour que le continent puisse mieux profiter des fruits de la mondialisation. Ce débat, présidé par le Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-Moon, et modéré par le Secrétaire général de la CNUCED, M. Supachai Panitchpakdi, vise à renforcer les engagements de la communauté internationale envers la promotion d’une croissance économique et d'un commerce équilibrés en Afrique. Ce qui suppose d’envisager de nouvelles initiatives et de renforcer celles qui existent déjà. En effet, en dépit d’une croissance économique relativement forte au cours des dernières années, l’Afrique est encore loin d’atteindre le plus important des Objectifs du Millénaire pour le développement fixé par la communauté internationale : la réduction de la pauvreté de moitié d’ici 2015. L’Afrique sera à l’honneur du Forum mondial de l'investissement (Accra, 19-22 avril) au cours duquel des dirigeants d'entreprises, des ministres, des fonctionnaires de haut-rang et des experts débattront de l’Afrique en tant que nouveau marché pour l’investissement étranger direct (IED) et des leçons à tirer d’une collaboration de plus en plus étroite entre les pays africains et des sociétés transnationales. Le volet Afrique de l'Annuaire sur l'investissement dans le monde (World Investment Directory:Africa) de la CNUCED (sous embargo jusqu'au 18 avril 17h TU) sera présenté lors de la conférence de presse du 18 avril, organisée au centre de presse de la CNUCED XII. Outre de compiler les données statistiques de IED pour chaque pays, l'annuaire propose une analyse détaillée les dernières tendances de l'IED en Afrique dans un contexte international nouveau, marqué par une hausse spectaculaire du prix des produits de base et par un climat plus attractif pour les investisseurs étrangers originaires des pays développés et en développement. Des économistes africains de renom se retrouveront dans le cadre d'un atelier sur les stratégies de développement en Afrique (Accra, 19 avril) pour tirer les leçons du passé et envisager l'avenir. Cinquante ans après que de nombreux pays se soient libérés du joug colonial, pourquoi le rêve de développement économique et de prospérité a-t-il si spectaculairement échoué ? Comment l’Afrique peut-elle se réinventer ? Les progrès économiques réalisés par les 33 pays les moins avancés (PMA) d'Afriquei , ont été analysés dans le cadre d'un atelier organisé par le gouvernement Turc (Izmir, 4-5 mars). Des ministres, des ambassadeurs en poste à Genève et des représentants d'organisations internationales ont aussi examiné les obstacles auxquels ces pays sont confrontés. La situation des 49 PMA, une catégorie établie par les Nations Unies, est chaque année l'objet d'un rapport de la CNUCED. La diversité, la richesse de la culture africaine et la vigueur des industries créatives seront sous les feux des projecteurs de la CNUCED XII à travers une série de manifestation organisées pendant la Conférence. - Exposition d’art contemporain. Organisée en coopération avec La Biennale de DAK’ART, qui se tient à Dakar au Sénégal tous les deux ans, cette exposition (Accra, 20 avril) permettra d’admirer les œuvres d’artistes de renommée internationale : Ludovic Fadairo (Bénin), Joel Mpah-Dooh (Cameroun), Bill Kouelany (Congo), Freddy Tsimba (République démocratique du Congo), Jacques Samir Stenka (Côte d'Ivoire), Brahim El-Anatsui (Ghana), Abdoulaye Konaté (Mali), Bruce Onobrakpeya (Nigéria), Souleymane Keita (Sénégal), Sokey Edorh (Togo).
- Défilés de mode (Accra, 22 avril). Le mannequin, chanteur, auteur-compositeur Anggy Haif montrera ses créations qui allient les matières naturelles (raphia, racines, lianes, feuillage, matériaux de récupération) aux textiles modernes. Couturier reconnu, Alphadi, qui sillonne l’Afrique afin de promouvoir les talents du continent, s'arrêtera à Accra pour convaincre les décideurs que la mode - créatrice d’emplois dans le textile, la bijouterie ou la maroquinerie - peut être un important facteur de développement. On découvrira enfin, Kofi Ansah, designer d'avant-garde diplômé de la Chelsea School of Art, qui a choisi de regagner son pays afin de contribuer au développement de l'industrie ghanéenne de l'habillement.
- Concerts. Il devrait être donné par Youssou N’Dour, dont la musique, le Mbalax, mêle les rythmes et les louanges, propres aux griots, aux consonances et arrangements afro-cubains, par Femi Kutti, qui a repris le flambeau de l’afro-beat, un mélange de funk, de jazz et de musiques traditionnelles africaines, ainsi que par Kojo Antwi dont la musique, l'Afro Pop, mélange les sons d'Afrique de l'Ouest et le rythm'n' blues afro-américain.
- Danses. La virtuosité avec laquelle l'Ensemble de danse du Ghana allie danse folklorique et danse contemporaine a propulsé cette troupe au rang d'ambassadeur émérite du Ghana. Autre star, la danseuse Afro-orientale, Dina Tallat.
Enfin, six femmes chefs d'entreprise africaines sur les dix nominées sont en lice pour la première attribution du Prix de la Femme chef d'entreprise (Accra, 21 avril), nouvellement créé par le programme Empretec de la CNUCED. Il sera décerné à des entreprises qui appartiennent et sont dirigées par des femmes ayant bénéficié de l'aide et des conseils dispensés par ce programme pionnier qui assure la promotion et le développement de l'entreprenariat dans les pays en développement. Productives et innovantes, les entreprises sélectionnées vont de la petite fabrique d’artisanat à la gestion d'un portail Internet. Ce qui distingue ces femmes des pays en développement, c'est leur capacité à surmonter les obstacles traditionnels auxquels sont confrontées habituellement les petites entreprises. A la pointe du changement culturel dans les sociétés où elles vivent, elles sont aussi un exemple pour d’autres femmes.
- Les 33 pays les moins avancés d'Afrique sont : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, République démocratique du Congo, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, République Centrafricaine, République-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tchad, Togo, Zambie.
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