Réunion préalable
22 - 24 octobre 2007, 9:00 - 18:00,
Arusha,

La réunion d'experts sur les questions et les mesures prioritaires pour les pays les moins avancés pendant et après la douzième session de la conférence

Resumé

Quarante experts originaires des pays les moins avancés (PMA) - les 50 pays les plus pauvres du monde - se sont rencontrés pour identifier les problèmes devant être abordés en priorité lors de la CNUCED XII.

A l´issue de leurs travaux, les experts ont préconisé que la CNUCED renforce son soutien aux PMA qui souhaitent accéder à l´Organisation mondiale du commerce. Une telle adhésion est très importante pour que ces pays puissent protéger leurs intérêts et ainsi créer des opportunités en matière de croissance économique. Il est par ailleurs urgent de les aider à diversifier leurs économies car ils sont trop tributaires des produits de base. Aujourd´hui encore, 85 pays en développement dépendent de ces produits pour plus de la moitié de leurs recettes d´exportation. Pour 70 d´entre eux, plus de 50 % des exportations reposent au maximum sur trois produits de base. Cette dépendance est particulièrement prononcée dans les PMA.

La croissance économique enregistrée récemment dans ces pays est encourageante. Pilotée par une demande inhabituellement forte de produits de base, cette croissance devrait, selon les experts, se traduire par la création d´emplois productifs et par une réduction de la pauvreté. Or dans bien des cas l´accroissement des exportations liée à l´essor actuel ne s´est traduit ni par une augmentation significative du nombre d´emplois, ni par des améliorations notables du niveau de vie des populations.

Pour les experts, il faudrait adopter des mesures pour faciliter la création et le développement d´entreprises privées, soutenir celles-ci dans leur recherche de financements, d´acquisition des connaissances et des technologies indispensables pour être compétitives. Quant aux PMA, il leur revient de diversifier les secteurs de leurs économies qui sont les plus susceptibles d´attirer des investissements étrangers directs (IED). Actuellement, ces sont les industries extractives - mines et secteur pétrolier qui attirent le plus les IED. Selon les experts, les gouvernements devraient s´efforcer d´utiliser l´argent rapatrié par les travailleurs émigrés pour stimuler le décollage de leurs économies nationales. Dans la plupart des cas, ces versements sont supérieurs à l´IED ou à l´aide publique au développement dont bénéficient les PMA.

Les politiques globales susceptibles de contribuer à réduire la pauvreté seront au centre des discussions de la CNUCED XII.


     
 
     
 
     
 
     
 

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