Resumé
La réunion visait à mieux comprendre comment faciliter l´accès des pays en développement à la science, à la technologie et aux technologies de l´information et de la communication (TIC).
Les discussions ont principalement porté sur les mesures gouvernementales nécessaires pour encourager ce processus et sur la manière dont les gouvernements, les entreprises, les universités, les agences internationales et les donateurs pourraient travailler de front pour multiplier les applications pratiques des technologies et s´en servir au mieux pour nourrir la croissance économique et améliorer le niveau de vie des populations.
Au coeur des débats, la question de l´accélération des progrès scientifique et technologique préoccupe particulièrement les pays en développement. Il est désormais notoire qu´il leur sera de plus en plus difficile de se mesurer à une concurrence internationale acharnée s´ils sont exclus des progrès technologiques ou s´ils ne parviennent pas à les mettre en oeuvre. Or, pour le moment, nombre d´entre eux manquent de moyens, de connaissances ou d´infrastructures. Ils ont d´autant plus de mal à suivre qu´ils doivent déjà rattraper un important retard. Les participants ont estimé que la communauté internationale devrait accorder la plus grande priorité à cette question. C´est d´ailleurs pour cela que l´un des sous-thèmes de la CNUCED XII porte sur "la mise à profit des connaissances pour le développement". Ils ont également préconisé que la CNUCED poursuivre son travail et ses recherches en la matière.
Les TIC illustrent de manière frappante les enjeux technologiques auxquels sont confrontés les pays en développement. Dans les pays industrialisés, la plupart des entreprises utilisent l´Internet, le commerce électronique et les services bancaires en ligne qui permettent de conduire les affaires avec beaucoup de rapidité et d´efficacité : en 2004, 93 % des entreprises américaines recouraient au commerce électronique dans le cadre des opérations interentreprises. Rien de tel dans de nombreux pays en développement qui ne disposent pas d´un accès à l´Internet à haut-débit, indispensable pour ce type d´activités.
En 2006, seulement 110 pays étaient en mesure de fournir des statistiques en la matière. Et les taux de pénétration du haut débit étaient inférieurs à 1% pour plus d´un tiers d´entre eux (36 pays).